vendredi, 20 juillet 2007

La vente des Abeilles Le Havre à un groupe espagnol provoque l’inquiétude des salariés

Sources : L’Usine nouvelle, Challenges & marine-marchande.com

Dans le cadre de son plan stratégique Horizon 2010, dont l'essentiel des investissements porte sur les activités de services maritimes à l'offshore pétrolier, la filiale du groupe français Bourbon, les Abeilles Le Havre, installée avec 170 salariés au Havre en Seine-Maritime, va passer, comme l’ensemble de la filiale de remorquage les Abeilles, dans le giron de la société espagnole Grupo Boluda Corporación Marítima. Cette annonce de la direction de Bourbon relance la crainte légitime des salariés quant à l’agressivité commerciale du nouveau propriétaire vis à vis de la concurrence havraise. En effet, la Société Nouvelle de Remorquage du Havre, une filiale du néerlandais Kotug ne cesse de gagner des parts de marchés du remorquage dans le port normand.

De nombreuses interrogations interviennent quant au plan global d’investissement de 60 millions d’euros dans l’achat de 12 remorqueurs pour différents ports. Parmi ces remorqueurs nouvelle génération, 4 sont destinés au port havrais. Cet investissement de 20 millions d’euros a pour but de doter d’ici fin 2008 les Abeilles d’outils à la hauteur de l’évolution des navires marchands sur le port du Havre.

Côté direction, le groupe Bourbon se veut rassurant et déclare que la cession n’entraînera aucune conséquence pour le statut social des salariés, ni sur leurs avantages acquis. L’activité de remorquage portuaire chez Bourbon est opérée par les Abeilles dans les plus importants ports et terminaux de France, dans l’océan Indien et sur la côte africaine. Avec une  flotte  régulièrement  renouvelée de 66 remorqueurs  portuaires, la  compagnie est reconnue internationalement et emploie plus de 1 000 collaborateurs.

Grupo Boluda Corporación Marítima est une holding européenne d’entreprises spécialisée  dans  les  services  maritimes. Outre le  remorquage  portuaire, le  Groupe  est  notamment présent dans le transport maritime de conteneurs et la construction navale.  Avec une flotte de 127 remorqueurs modernes implantée en Europe dans les ports d’Espagne et en  Amérique latine (Mexique, Panama,  Venezuela, Argentine, Uruguay et République  Dominicaine), le groupe emploie 3 000 salariés et a réalisé en 2006 un chiffre d’affaires de 490 millions d’euros.

Un arsenal de guerre saisi chez un avocat havrais

ROUEN (AFP) - Une importante quantité d'armes et de munitions, détenues sans autorisation, a été saisie le 13 juillet au Havre chez un avocat par les douaniers de Rouen, ont annoncé vendredi les Douanes.
Les douaniers soupçonnent cet avocat de s'être livré à l'achat et à la revente d'armes via des sites de négoce sur Internet et d'avoir ainsi approvisionné une centaine de clients.
Informé par la Direction des opérations douanières de Rouen, le parquet du Havre a ouvert une information judiciaire à l'encontre de cet avocat qui a été mis en examen pour « détention, cession et acquisition illicites d'armes » et placé sous contrôle judiciaire.

Au total, 52 armes complètes, près de 80 kg de munitions et 177 parties de fusils, carabines et pistolets ont été découverts vendredi 13 juillet dans deux appartements, un garage et le cabinet de l'avocat. Les investigations douanières ont été menées en présence du substitut du Procureur de la République et du bâtonnier de l'Ordre des avocats du Havre, ont précisé les Douanes dans un communiqué.

L'avocat a expliqué être un collectionneur passionné d'armes et s'être lancé dans leur commerce « en raison des difficultés financières auxquelles il devait faire face » suite à une mesure de suspension qui l'empêchait d'exercer sa profession. L'enquête avait débuté après la découverte d'un colis postal contenant des armes, destiné à un client de l'avocat, ont précisé les Douanes.

Les agents de la Direction des opérations douanières de Rouen avaient déjà saisi, le 6 juillet, dix armes lourdes encore actives dont un lance-roquettes anti-chars, deux canons et trois mitrailleuses chez un collectionneur à Nogent-le-Rotrou (Eure-et-Loir).

En 2006, les Douanes françaises ont saisi près de 198 000 armes et munitions, des saisies qui ont nettement augmenté au cours des dix dernières années.

vendredi, 13 juillet 2007

Jean-François Touzé : "Le ministère de l’Immigration de Sarkozy n’est qu’un gadget électoral !"

Au fil des derniers mois, La Voix des Français a demandé à un certain nombre de personnalités de droite connues pour leur attachement à la France ce qu’elles pensaient de Nicolas Sarkozy et de son action. Voici ce qu’à répondu Jean-François Touzé :

 « Le ministère de l’Immigration de Sarkozy n’est qu’un gadget électoral ! En annonçant son intention de créer, s’il était élu, un ministère de l’Immigration et de l’identité nationale, Nicolas Sarkozy a eu - au-delà du simple calcul visant à séduire l’électorat lepéniste - un mérite: celui de poser le problème de l’immigration. Immigration dont les effets se font sentir dans les proportions que l’on sait, et qui a pour conséquence la destruction lente, progressive, mais inéluctable, de ce qui, de siècle en siècle, a construit notre civilisation et qu’il faut bien appeler l’identité nationale. Si Nicolas Sarkozy a pu, par la force évocatrice de l’association Immigration/Identité le rappeler, nous ne nous en plaindrons pas.

Le caractère artificiel de la proposition ne peut pourtant pas être ignoré. Ce ministère spécifiquement consacré à l’Identité supposerait un travail interministériel constant, dans la mesure où l’identité relève aussi bien de l’Education nationale, des Anciens combattants, de la Défense nationale, des Affaires étrangères, de la Famille , de la Culture , etc. La gestion des flux migratoires et de leur contrôle appartient au ministère de l’Intérieur. On voit bien l’inutilité d’une nouvelle structure ministérielle dont l’évocation appartient, à l’évidence, au domaine du gadget. Une question se pose enfin : pourquoi Nicolas Sarkozy, aux affaires depuis cinq ans, ferait-il demain ce qu’il n’a pas fait jusqu’à maintenant ? Il n’est pas question de nier ici les contraintes qui sont celles d’un ministre, fût-il d’Etat, qui ne dispose certes pas de la liberté d’agir à sa guise. Mais tout de même… Le Nicolas Sarkozy qui veut défendre l’Identité nationale face à l’immigration est-il si différent de celui qui se déclarait, il y a deux ans, partisan du droit de vote des immigrés ? Du ministre de l’intérieur qui donnait les clés de la représentation musulmane en France aux islamistes radicaux et salafistes de l’UOIF, et vantait les mérites de la discrimination positive ?

De la même façon que la guerre est une affaire trop sérieuse pour être confiée aux militaires, le sort de la France - et singulièrement pour ce qui est de son identité - ne peut être confiée à ceux qui, depuis trente ans, l’ont amenée au bord du gouffre. Le système agonise. Il est urgent de créer les conditions de la reconstruction nationale par la mise en oeuvre d’une vraie politique de Salut public. La simple “rupture” dans la continuité ne peut y suffire ».

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