dimanche, 12 août 2007

A bientôt Bruno !

Notre ami Bruno Gollnisch vient d’être victime d’un sérieux problème cardiaque qui a nécessité son hospitalisation et une intervention lourde.

Je tiens ici à lui exprimer mon estime et mon amitié. Nous n’avons pas toujours, Bruno et moi, été sur la même longueur d’onde ces dernières années. Mais il s’agit là de la part de querelles qu’induit la vie d’un parti politique, querelles que certains savent et veulent entretenir. Je ne suis jamais entré dans ces jeux là. Chaque fois que j’ai été en désaccord avec Bruno, je l’ai dit publiquement et simplement. Chaque fois que j’ai été en accord avec lui, ce qui finalement a été la norme, je l’ai dit et écrit de la même manière. Estime donc pour son courage, sa loyauté et sa ténacité dans l’engagement qui est le nôtre. Amitié aussi pour l’homme dont j’ai pu mesurer à de nombreuses reprises les qualités personnelles bien au delà du combat politique.

Je lui souhaite un rétablissement le plus prompt possible, tout en sachant qu’il devra, dans les prochains mois, mesurer ses efforts. Le Front National a pourtant, et en ce moment plus encore que dans le passé, bien besoin de lui.



Jean-François Touzé
12/08/07

vendredi, 10 août 2007

PROMESSES ET OUBLIS

 

 

On se souvient de l’excellente technique soviétique qui consistait à aligner douze divisions de l’Armée rouge là où la situation n’en exigeait que quatre, puis à en retirer cinq en signe de bonne volonté.
Nicolas Sarkozy fait exactement l’inverse : il tient un petit quart de ses promesses électorales dans l’espoir de convaincre les Français que c’est l’ensemble de son programme qu’il met en œuvre.
Je ne sais si les électeurs seront dupes. Certains responsables politiques le sont ou feignent de l’être.
Eh bien non, Sarkozy ne tient pas ses promesses et la chose est tellement évidente, elle était si prévisible que l’on a presque honte de l’écrire.

Ni sur les successions, ni sur le service minimum dans la fonction publique, ni sur les universités, ni sur l’immigration bien sûr, ni sur l’entrée de la Turquie dans l’union européenne, où l’on attend toujours le veto de la France, Le Président de la République ne tient ses promesses. Le ferait-il d’ailleurs que nous n’en serions pas plus heureux que cela tant la perspective politique qui est la nôtre demeure éloignée de la sienne.

Je ne méconnais pas la part de ruse nécessaire à l’action publique et à son accomplissement. Il est cependant des finesses si légères qu’elles finissent par peser dangereusement sur l’embarcation.

Jean-François Touzé
10/08/07 


PS : Je me suis rendu mercredi dernier aux obsèques de Roland Gaucher.

Je m’y suis re260d5143241d953d53cdc44a4cb9607e.jpgndu parce qu’il fut un militant exemplaire, qu’il fut mon Directeur pendant cinq ans aux débuts de National Hebdo, m’apprenant la rigueur et la maîtrise d’une plume que j’avais alors sans doute trop enthousiaste. Je m’y suis rendu parce qu’il fut, en dépit de la différence d’âge mon camarade au Front National dont il était l’une des personnalités fondatrices.

Nous étions Jean-Claude Varanne et moi les deux seuls membres d’un Bureau politique auquel Roland avait appartenu quinze années durant. Cherchez l’erreur…