vendredi, 10 août 2007
PROMESSES ET OUBLIS

On se souvient de l’excellente technique soviétique qui consistait à aligner douze divisions de l’Armée rouge là où la situation n’en exigeait que quatre, puis à en retirer cinq en signe de bonne volonté.
Nicolas Sarkozy fait exactement l’inverse : il tient un petit quart de ses promesses électorales dans l’espoir de convaincre les Français que c’est l’ensemble de son programme qu’il met en œuvre.
Je ne sais si les électeurs seront dupes. Certains responsables politiques le sont ou feignent de l’être.
Eh bien non, Sarkozy ne tient pas ses promesses et la chose est tellement évidente, elle était si prévisible que l’on a presque honte de l’écrire.
Ni sur les successions, ni sur le service minimum dans la fonction publique, ni sur les universités, ni sur l’immigration bien sûr, ni sur l’entrée de la Turquie dans l’union européenne, où l’on attend toujours le veto de la France, Le Président de la République ne tient ses promesses. Le ferait-il d’ailleurs que nous n’en serions pas plus heureux que cela tant la perspective politique qui est la nôtre demeure éloignée de la sienne.
Je ne méconnais pas la part de ruse nécessaire à l’action publique et à son accomplissement. Il est cependant des finesses si légères qu’elles finissent par peser dangereusement sur l’embarcation.
Jean-François Touzé
10/08/07
PS : Je me suis rendu mercredi dernier aux obsèques de Roland Gaucher.
Je m’y suis re
ndu parce qu’il fut un militant exemplaire, qu’il fut mon Directeur pendant cinq ans aux débuts de National Hebdo, m’apprenant la rigueur et la maîtrise d’une plume que j’avais alors sans doute trop enthousiaste. Je m’y suis rendu parce qu’il fut, en dépit de la différence d’âge mon camarade au Front National dont il était l’une des personnalités fondatrices.
Nous étions Jean-Claude Varanne et moi les deux seuls membres d’un Bureau politique auquel Roland avait appartenu quinze années durant. Cherchez l’erreur…
17:55 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Jean-Marie Le Pen, Politique, Jean-François Touzé, Le Havre, Seine-Maritime, UMP, Sarkozy
vendredi, 13 juillet 2007
Jean-François Touzé : "Le ministère de l’Immigration de Sarkozy n’est qu’un gadget électoral !"
Au fil des derniers mois, La Voix des Français a demandé à un certain nombre de personnalités de droite connues pour leur attachement à la France ce qu’elles pensaient de Nicolas Sarkozy et de son action. Voici ce qu’à répondu Jean-François Touzé :
« Le ministère de l’Immigration de Sarkozy n’est qu’un gadget électoral ! En annonçant son intention de créer, s’il était élu, un ministère de l’Immigration et de l’identité nationale, Nicolas Sarkozy a eu - au-delà du simple calcul visant à séduire l’électorat lepéniste - un mérite: celui de poser le problème de l’immigration. Immigration dont les effets se font sentir dans les proportions que l’on sait, et qui a pour conséquence la destruction lente, progressive, mais inéluctable, de ce qui, de siècle en siècle, a construit notre civilisation et qu’il faut bien appeler l’identité nationale. Si Nicolas Sarkozy a pu, par la force évocatrice de l’association Immigration/Identité le rappeler, nous ne nous en plaindrons pas.
Le caractère artificiel de la proposition ne peut pourtant pas être ignoré. Ce ministère spécifiquement consacré à l’Identité supposerait un travail interministériel constant, dans la mesure où l’identité relève aussi bien de l’Education nationale, des Anciens combattants, de la Défense nationale, des Affaires étrangères, de la Famille , de la Culture , etc. La gestion des flux migratoires et de leur contrôle appartient au ministère de l’Intérieur. On voit bien l’inutilité d’une nouvelle structure ministérielle dont l’évocation appartient, à l’évidence, au domaine du gadget. Une question se pose enfin : pourquoi Nicolas Sarkozy, aux affaires depuis cinq ans, ferait-il demain ce qu’il n’a pas fait jusqu’à maintenant ? Il n’est pas question de nier ici les contraintes qui sont celles d’un ministre, fût-il d’Etat, qui ne dispose certes pas de la liberté d’agir à sa guise. Mais tout de même… Le Nicolas Sarkozy qui veut défendre l’Identité nationale face à l’immigration est-il si différent de celui qui se déclarait, il y a deux ans, partisan du droit de vote des immigrés ? Du ministre de l’intérieur qui donnait les clés de la représentation musulmane en France aux islamistes radicaux et salafistes de l’UOIF, et vantait les mérites de la discrimination positive ?
De la même façon que la guerre est une affaire trop sérieuse pour être confiée aux militaires, le sort de la France - et singulièrement pour ce qui est de son identité - ne peut être confiée à ceux qui, depuis trente ans, l’ont amenée au bord du gouffre. Le système agonise. Il est urgent de créer les conditions de la reconstruction nationale par la mise en oeuvre d’une vraie politique de Salut public. La simple “rupture” dans la continuité ne peut y suffire ».
08:21 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Jean-Marie Le Pen, Politique, Le Havre, Jean-François Touzé, Normandie, Sarkozy
vendredi, 29 juin 2007
Le FN veut faire annuler les élections législatives en Seine-Maritime
Jean-François Touzé, secrétaire départemental du Front National et candidat dans la 8e circonscription, a fait déposer un recours demandant l'annulation des élections législatives dans toutes les circonscriptions de Seine-Maritime devant le Conseil Constitutionnel car « il n'y a pas eu de redécoupage des circonscriptions alors que le Conseil Constitutionnel avait fait des recommandations en ce sens».
La Seine-Maritime aurait dû passer de 12 à 11 circonscriptions. En effet, un rapport de 2005 préconisait le remodelage des circonscriptions avant les législatives de 2007. Pour tenir compte de l'évolution démographique depuis la dernière loi électorale de 1986, le rapport soulignait en effet que 18 départements surreprésentés à l'Assemblée nationale - dont la Seine-Maritime – devaient perdre un à deux sièges et qu'au contraire, 17 départements sous-représentés en gagneraient un à deux.
A titre d'exemple, le député de la circonscription la plus peuplée du Val-d'Oise représente 188 000 électeurs quand celui de la circonscription la moins peuplée de Lozère n'en représente que 34 000.
Mais, ni Dominique de Villepin, ni Nicolas Sarkozy (alors ministres de l’Intérieur) n'ont voulu prendre le risque d'ouvrir le chantier du remodelage des circonscriptions avant les législatives (Le Monde du 17 février 2005). L'ancien président du Conseil constitutionnel, Pierre Mazeaud, avait pourtant menacé d'invalider les résultats des circonscriptions qui lui seraient déférées. Après les législatives de 2002, le Conseil avait déjà souligné que depuis 1986, « deux recensements généraux intervenus en 1990 et 1999 [avaient] mis en lumière des disparités de représentation peu compatibles » avec le principe constitutionnel selon lequel « l'Assemblée nationale [...] doit être élue sur des bases essentiellement démographiques ».
16:39 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Jean-Marie Le Pen, Législatives, Sarkozy, Jean-François Touzé, Le Havre, Normandie, Seine-Maritime
LA FRANCE A BESOIN DU FRONT
Il faut parfois savoir se souvenir des raisons qui nous ont conduit, un jour ou l’autre, au Front National. Pour moi ce fut d’abord l’anti-communisme, primaire, viscéral et secondaire, comme disait à l’époque Jean Marie Le Pen.
Ce fut aussi, bien sur, le désir brûlant, impérieux, de faire partie de ceux qui entendaient résister à l’envahissement et à la submersion migratoires.
Ce fut le rejet d’une droite libérale, bien pensante et planétariste, pseudopode de toutes celles que les nationaux avaient depuis toujours vomies, en même temps que d’une gauche égalitariste et nécessairement anti-nationale.
Rien n’a vraiment changé depuis ce jour de décembre 1982 où je poussais la porte de la rue Bernoulli que m’avait ouverte Martial Bild et Carl Lang.
Non, rien, vraiment, n’a changé !
L’URSS s’est effondré mais le communisme est toujours là, sous une forme différente, cachée sous le masque cradingue de l’altermondialisme.
Ce n’est désormais même plus l’identité de la France qui est mise en péril par l’immigration massive : c’est son existence même.
La droite, au-delà des postures et des discours de circonstance, n’a rien retenu, rien appris, rien voulu comprendre. La gauche est ce qu’elle a toujours été : le repoussoir émétique de toutes nos indigestions.
D’autres menaces se sont fait jour, en particulier la déconstruction nationale par intégration bruxelloise et surtout la montée en puissance d’un Islam conquérant, nécessairement conquérant sans quoi il ne serait pas l’Islam.
Oui, il est temps de se souvenir des raisons qui nous ont fait adhérer au Front National. Il est temps de se souvenir de ce que nous disions et de ce que nous voulions dans ces années de combat où notre seul fierté était de servir et notre seul honneur s’appelait militantisme : nous étions un Front, un Mouvement, en aucun cas un parti, tout simplement parce que nous étions multiples et que là était notre force.
Plus que jamais longue vie au Front National parce que plus que jamais la France a besoin du Front National ! Laissons les morts enterrer les morts et, je l’écris sans naïveté excessive mais parce que ce qui est nécessaire doit être la loi, repartons au combat politique, ensemble, unis comme au Front et conscients de nos responsabilités.
Jean-François Touzé
29/06/07
10:36 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Jean-Marie Le Pen, Politique, France, Jean-François Touzé, Le Havre, Normandie, Seine-Maritime
mardi, 19 juin 2007
NON LE FRONT NATIONAL N'EST PAS MORT !
Pourquoi le taire ? C’est bien un petit désastre électoral que vient de subir le Front National. Personne, à vrai dire, ne pouvait ignorer, conformément à la logique institutionnelle renforcée depuis l’adoption du quinquennat, logique qui veut que l’on donne une majorité au Président nouvellement élu, qu’il serait difficile, six semaines seulement après l’échec de la Présidentielle , de s’opposer à la force redoutable de la mécanique sarkozienne.
Il serait cependant illusoire de rejeter la responsabilité de notre défaite sur de seuls éléments extérieurs – le talent de Sarkozy, son OPA électorale sur notre électorat, le vote « utile » face à Ségolène Royal, le retour d’un discours décomplexé dans la bouche d’un dirigeant de droite – comme il serait vain de se réfugier dans l’idée confortable et rassurante que le Front, finalement, ne traverserait qu’une mauvaise passe due aux circonstances dont il suffirait d’attendre qu’elles se transforment pour que se dégage un ciel provisoirement couvert.
Je ne doute pas que Nicolas Sarkozy décevra et que ses promesses, comme dans le poème de Victor Hugo, « s’envoleront là où va le vent des plaines ». Je ne suis pas sûr que le balancier reviendra pour autant vers nous de façon si automatique que le croient certains de mes amis, tant que nous n’aurons pas convaincu nos électeurs de l’utilité intacte du vote FN, autrement dit tant qu’ils ne percevront pas les signaux de ce qu’il faut bien appeler une refondation. Le statu quo, voilà l’ennemi !
Nous avons, il est vrai, gagné la bataille des idées. Ces mots longtemps tabous, ces concepts interdits, maniés par le Front National depuis plus de trente ans, sont aujourd’hui traduits dans le vocabulaire vernaculaire de la plupart des responsables politiques de notre pays, à commencer, bien sûr, par ceux de la majorité présidentielle : immigration, insécurité, dislocation sociale, délocalisations… Ces maux que nous avons été les seuls, « vox clamentis in deserto », à dénoncer sont désormais désignés comme autant de fléaux à combattre en priorité. Je ne doute d’ailleurs pas que, s’il existait une seule chance pour que le Chef de l’Etat et son Gouvernement apportent les solutions nécessaires à la reconstruction nationale, pas un seul dirigeant, pas un seul militant, pas un seul adhérent du Front National ne regretteraient que d’autres qu’eux soient en capacité de rendre à la France sa prospérité, de garantir son unité, de rétablir sa souveraineté.
Nous n’y croyons pas. Et c’est parce que nous n’y croyons pas que nous devons réfléchir à ce qui vient de se passer afin d’en tirer les leçons.
C’est à l’évidence une vraie crise de confiance qui s’est installée entre les électeurs et le Front National, même si j’estime quant à moi qu’elle n’est que passagère et largement due à la pratique politique de la Cinquième République et à la loi électorale. Une crise tout de même qu’a accélérée la récupération faite par Nicolas Sarkozy de nos thèmes et de nos mots, mais qui couvait depuis plusieurs années, sans doute depuis 2002. Qui a oublié les conditions effroyables dans lesquelles s’est déroulé le second tour de l’élection Présidentielle ? C’est ce happening général anti-Le Pen organisé quinze jours durant par le système tout entier qui a, incontestablement, conduit de nombreux sympathisants à penser que, décidément, seul contre tous, le Front ne parviendrait jamais à surmonter ses handicaps et que la voie du pouvoir lui était interdite. A quoi bon, dans ces conditions, voter pour un parti dont la fonction tribunicienne et protestataire s’émoussait et dès lors que la mise en œuvre des solutions qu’il préconisait semblait lui échapper ? La voie était ouverte pour que fonctionne pleinement le 22 avril dernier la méthode Sarkozy et que les électeurs se tournent vers un horizon plus immédiat, tandis qu’aux Législatives une grande partie d’entre eux se réfugiaient d’autant plus facilement dans l’abstention que les commentateurs n’avaient cessé de tympaniser les électeurs pendant toute la campagne, finissant de les convaincre que, le Front étant dans l’incapacité d’obtenir des élus, mieux valait finalement rester chez soi.
Je le répète, cette confiance ne nous est pas refusée par la seule magie d’un illusionniste de talent. Sans doute n’avons-nous qu’insuffisamment pu répondre à l’attente populaire et n’avons-nous pas su nous doter de structures et d’une organisation à la mesure de nos ambitions. L’échec de ces Législatives peut et doit donc susciter en nos rangs un réflexe salvateur.
Je dis, en effet, que cette confiance égarée sinon perdue, nous pouvons la retrouver.
Nous le ferons aux cinq conditions que j’ai déjà eu l’occasion de formuler dans un édito précédent. Entre l’inconvénient qu’il y a à se répéter et celui de n’être pas entendu, il n’y a pas à hésiter. Je les reformule donc ici :
La première est que nous rassemblions toutes nos énergies, dans le respect des sensibilités de chacun et sans exclusives sinon celle qu’exige l’efficacité politique. Dans les combats politiques à venir, nous avons besoin de toutes et de tous.
La deuxième est que nous nous dotions le moment venu de structures rénovées, d’une méthode d’action repensée et de l’organisation redynamisée nécessaires à cette tâche.
La troisième est que nous nous fixions comme priorité de renouer avec l’engagement et l’enracinement militants qui furent notre seule richesse dans les années de traversée du désert et qui constituent cet esprit frontiste que beaucoup alors nous enviaient. C’est ce travail d’implantation mené par Steeve Briois dans le Pas-de-Calais, allié à la notoriété personnelle de Marine Le Pen et à une campagne de terrain acharnée, qui ont permis le succès relatif mais succès quand même d’Hénin-Beaumont.
La quatrième est que nous définissions une stratégie de reconquête de l’électorat, que nous nous y tenions et que nous en mettions en œuvre les modalités avec rigueur et patience.
La cinquième est que nous soyons capables de défendre un projet ambitieux, réaliste et crédible, dans le respect de nos fondamentaux, de nos principes, de nos idées force, mais modernisé et adapté aux enjeux de ce nouveau siècle en nous efforçant aussi de sortir de la confusion et en renouant avec notre identité politique : la droite nationale et populaire.
J’ajoute que, dans ce travail de reconstruction, nous devrons tenir compte des initiatives locales et identitaires qui se font jour, dans la mesure où celles-ci ne remettent pas en cause l’existence nationale de la France.
Le Front National doit, malgré les difficultés financières que nous allons devoir affronter, inscrire son action dans une démarche résolument conquérante à vocation majoritaire, en refusant l’enfermement, la nostalgie et l’autisme. Nous avons tout pour réussir : des femmes et des hommes qui, au-delà de l’éternel syndicat de défense des positions acquises, ont toujours placé l’intérêt national avant leur confort et leurs avantages personnels ; un corps de doctrine fondé sur le bon sens et les lois naturelles, ce qui n’exclut ni le pragmatisme ni la prise en compte des évolutions inévitables ; une foi qui nous habite en cette France dont nous savons qu’elle est aussi un principe spirituel menacé aujourd’hui comme ce ne fut que rarement le cas dans notre Histoire par la dissolution morale et par l’évidente menace sur notre civilisation de l’islam conquérant, du planétarisme mercantile ou de l’internationalisme postcommuniste ; un courant de sympathie à notre égard qui, paradoxalement, se développe dans les profondeurs du pays et qu’accompagne pour le renforcer un glissement de plus en plus fort de la société vers nos positions ; des cadres formés et aguerris par des années de combat politique dans l’opposition ; des talents avérés ou encore sous-exploités dont nous pouvons et pourrons être fiers.
Il y aura pour un temps, moins, beaucoup moins d’argent ; peut-être encore moins d’invitations médiatiques qu’auparavant ; moins, beaucoup moins de moyens… Et alors ? Nous ferons avec ce que nous aurons et nous le ferons peut-être mieux. Ceux qui, comme moi, ont connu le Front du début des années 80 se souviennent que nous devions acheter, personnellement, nos affiches pour coller, les timbres pour répondre aux demandes de docs que nous recevions rue Bernouilli, et que personne, jamais, n’aurait eu l’audace de demander un remboursement de plein d’essence quand nous devions aller prêter main forte à telle ou telle fédération.
Nulle place donc pour le découragement. Les élections municipales et cantonales qui s’approchent doivent constituer pour nous des objectifs majeurs, susceptibles de nous permettre dès 2008 de retisser un maillage politique national.
Pour cela, il importe qu’au Congrès de novembre à Bordeaux, Jean-Marie Le Pen soit réélu à l’unanimité à la tête du Front National pour un nouveau mandat qui devra être celui de la refondation, de la reconstruction et, sans doute, de la transition.
Jean-François Touzé
18/06/07
09:00 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : Jean-Marie Le Pen, Politique, Jean-François Touzé, Le Havre, Normandie
lundi, 11 juin 2007
NULLE PLACE POUR LE DECOURAGEMENT
La vie politique n’est pas non plus un long fleuve tranquille et l’échec en est bien sur une composante. Ceux qui l’avaient oubliés auront peut être des réveils difficiles. Les autres, c'est-à-dire l’immense majorité des cadres et militants prennent les évènements tels qu’ils se présentent et font face. La vie commence toujours demain.
On parlera d’effondrement et c’est sans doute quelque chose de ce genre qui vient de se passer. Et pourtant…
Pourtant, une fois la vague passée à laquelle il était si difficile de résister, nous le savons : l’électorat est là. Intact ! Il est là mais il regarde ailleurs, vers des horizons plus immédiats. Il est là mais il ne nous voit plus parce qu’il ne croit plus en nous, parce que pour lui le vote Front National est devenu inutile.
Cette confiance ne nous est pas refusée seulement parce que Nicolas Sarkozy a su illusionner les électeurs. Dans cette crise de crédit, notre responsabilité collective n’est pas écartée, nous qui n’avons su répondre qu’insuffisamment à leur attente et nous sommes enfermés dans un confort qui, pour être relatif, n’était que l’antichambre de la torpeur qui elle-même précède la mort. Nous n’y sommes pas. L’échec de ces Législatives va au contraire initier, j’en ai la conviction, un réflexe salvateur.
Je dis que cette confiance nous pouvons la retrouver.
Nous le ferons à cinq conditions :
La première est que nous rassemblions toutes nos énergies, dans le respect des sensibilités de chacun et sans exclusive sinon celle qu’exige l’efficacité politique.
La deuxième est que nous nous dotions le moment venu de structures renforcées et de l’organisation renouvelée et dynamisée nécessaires à cette tâche.
La troisième est que nous nous fixions comme priorité de renouer avec l’engagement et l’enracinement militants
La quatrième est que nous soyons capables de défendre un projet ambitieux, réaliste et crédible, dans le respect de nos fondamentaux, de nos principes, de nos idées force, mais modernisé, adapté aux enjeux de ce début de vingt et unième siècle.
La cinquième est que nous définissions une stratégie de conquête du pouvoir, que nous nous y tenions et que nous en mettions en œuvre les modalités avec rigueur et patience.
Le Front National doit, malgré les difficultés financières que nous allons devoir affronter, inscrire son action dans une démarche résolument conquérante a vocation majoritaire, ce qui ne doit pas nous mener à l’enfermement ni à l’autisme. Nous avons tout pour réussir : des femmes et des hommes qui, au-delà de l’éternel syndicat de défense des positions acquises, ont toujours placé l’intérêt national avant leur confort et leurs avantages personnels ; un corps de doctrine fondé sur le bon sens et les lois naturelles, ce qui n’exclut ni le pragmatisme ni la prise en compte des évolutions inévitables ; une foi qui nous habite en cette France dont nous savons qu’elle est aussi un principe spirituel ; un courant de sympathie à notre égard qui se développe dans les profondeurs du pays et qu’accompagne pour le renforcer un glissement de plus en plus fort de la société vers nos positions ; des cadres formés et aguerris par des années de combat politique dans l’opposition ; des talents avérés où encore sous-exploités dont nous pouvons et pourrons être fiers.
Il y aura moins, beaucoup moins d’argent ; moins, beaucoup moins de moyens… Et alors ? Nous ferons avec ce que nous aurons et nous le ferons peut être mieux. Les élections municipales et cantonales qui s’approchent doivent constituer pour nous des objectifs majeurs, susceptibles de nous permettre dès 2008 de retisser un maillage politique national, d’autant que le reflux sarkozyste aura commencé.
Nulle place chez nous pour le découragement.
Au travail !
Jean-François Touzé
11/06/07
19:44 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : Jean-Marie Le Pen, Politique, Jean-François Touzé, Le Havre, Normandie
Législatives 2007 : Résultats du Front national sur l’arrondissement du Havre
6ème circ. : Alain Herlin 4,95 % (2 244 v.)
Cantons de : Bolbec, Gonfreville-l'Orcher, Le Havre III, Lillebonne, Saint-Romain-de-Colosc.
7ème circ : Françoise Vallin 3,72 (1 243 v.)
Cantons de : Le Havre I, Le Havre II, Le Havre V, Le Havre VI, Le Havre VII.
8ème circ. : Jean-François Touzé 6,94 % (1 755 v.)
Cantons de : Le Havre IV, Le Havre VIII, Le Havre IX, Le Havre X.
9ème circ. : Yves Robert 3,81 % (1 992 v.)
Cantons de : Criquetot-l'Esneval, Fauville-en-Caux, Fécamp, Goderville, Montivilliers, Valmont.
09:10 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : Jean-Marie Le Pen, Politique, Jean-François Touzé, Le Havre, Normandie
jeudi, 07 juin 2007
COURAGE !
Une vague bleue nous est promise ; un effondrement de la droite nationale nous est annoncé ; une dislocation, voire une disparition du Front nous est prédite… Quand mon flanc gauche est enfoncé, quand mon avant-garde est défaite, c’est parfait, c’est le moment j’attaque !
Le pire n’est pas toujours certain et ces législatives peuvent réserver de bonnes surprises. Une chose est sure : ceux d’entre nous qui auront travaillé, qui, sur le terrain, inlassablement, auront manié la ballai, boité, tracté, serré les mains sur les marchés, ouvert les portes des HLM et fréquenté les cages d’escalier, ceux là n’auront pas perdu leur temps… Le succès, peut être, leur sera-t-il donné dimanche. Il le sera sans aucun doute dans les années qui viennent.
Aux autres, aux paresseux, aux éternels désespérés, aux frileux, aux fragiles, aux tremblants, mais aussi aux nantis qui ont oublié que rien, jamais, n’est acquis et surtout pas les places confortables parce que mécaniquement gagnantes sur les listes régionales, à tous ceux là nous disons bye bye, bonne route sur la voie du renoncement.
La vie commence demain et comme la rue, l’arène politique appartient à celui qui y descend. La Droite nationale, j’en ai la conviction et, pour tout dire la certitude, a de beaux, de forts, de grands jours devant elle.
Il reste un peu moins de deux jours à nos militants pour se battre pour ce premier tour des Législatives. Cela veut dire que dans chaque circonscription, des milliers de tracts peuvent et doivent être distribués, des centaines d’affiches peuvent et doivent être collées, des dizaines de mains peuvent et doivent être serrées. Alors, plus que jamais, au travail, courage et hauts les cœurs.
L’avenir nous appartient. Et ce n'est pas seulement une formule.
Jean-François Touzé
7/06/07
12:15 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Jean-Marie Le Pen, Jean-François Touzé, Politique, Le Havre, Normandie
jeudi, 24 mai 2007
LEGISLATIVES D'ABORD !
Le balancier, inéluctablement va revenir vers nous.
J’écris ces lignes au moment précis où tout semble se liguer pour concourir à notre affaiblissement et où les sondages nous prédisent des jours difficiles. Et alors ? C’est la nuit qu’il est beau de croire à la lumière et, d’ailleurs, nous n’en sommes pas même au crépuscule même s’il ne fait pas de doute et pourquoi le nier, qu’un cycle se termine.
Le balancier va revenir vers nous parce que déjà apparaissent les premiers signes d’énervement des Français face à la Sarko attitude, ses renoncements, les outrances de son début de règne, ses paillettes et ses gadgets, la nomination de ministres bobo-socialos, son empressement bruxellois, ses réponses dilatoires sur la Turquie etc. Le balancier va revenir vers nous parce que nos compatriotes, instinctivement, refusent l’omnipotence de l’Etat RPR revisité UMP et que la pratique des pleins pouvoirs – politiques, économiques, médiatiques – réunis en une seule main leur est insupportable. Le balancier va revenir vers nous parce que Sarkozy ne possède aucune des clés susceptibles de déverrouiller les carcans qui étranglent la France : l’euro-mondialisme, l’immigrationisme et le jacobinisme sclérosant.
Le balancier va revenir vers nous, mais à un rythme que nous ignorons et par un accompagnement que nous devrons rapidement susciter.
La logique des institutions est connue : donner une majorité au Chef de l’Etat nouvellement élu. Il nous faudra donc, pour les élections à venir, « faire avec » et… faire face. Il s’agit pour nous de convaincre le plus grand nombre possible de nos électeurs que le mandat en quelque sorte impératif qu’ils ont voulu donner au nouveau Président de la République , n’a de chances d’être rempli, ne serait ce que pour une infime partie, qu’a condition qu’il existe un mouvement national fort ; que leur volonté ne sera respectée qu’à condition que le poids du Front puisse se faire sentir dès le mois de juin, faute de quoi le promesses, comme l’écrivait Victor Hugo « s’envoleront là où va le vent des plaines ».
Ces électeurs qui nous ont quittés, certains, j’en suis sur, probablement plus nombreux qu'on ne le croit, seront au rendez vous que nous leur fixons les 10 et 17 juin. Les autres, nous devrons les reconquérir un à un. Puis viendra le temps d’en convaincre de nouveaux.
Nous le ferons à sept conditions :
La première est que nous nous rassemblions, dans le respect des sensibilités de chacun et sans exclusive sinon celle qu’exige l’efficacité politique.
La deuxième est que nous nous dotions le moment venu de structures refondées et de l’organisation renouvelée nécessaires à cette tâche.
La troisième est que nous renouons avec l’engagement et l’enracinement militants
La quatrième est que nous soyons capables de défendre un projet ambitieux, réaliste et crédible, dans le respect de nos fondamentaux mais adapté aux enjeux de ce début de vingt et unième siècle.
La cinquième est que nous sachions sortir de la confusion en réaffirmant notre appartenance à cette famille qu’est la Droite nationale, en refusant l’illusion du « ni droite ni gauche ». Nos valeurs, les principes que nous défendons, les idées force qui sous tendent notre combat sont de droite et cette droite qui est aussi populaire est nécessairement nationale.
La sixième est que nous définissions une stratégie de conquête du pouvoir, que nous nous y tenions et que nous en mettions en œuvre les modalités en prenant en compte la nouvelle donne politique et le retour à une bipolarisation que nous ne devons bien évidemment pas confondre avec le bipartisme.
La septième est que nous osions a nouveau désigner l'adversaire et ses hypostases: l'Islam conquérant, la dilution morale, l'internationalisme postcommuniste ou mercantile.
Que ces sept conditions soient réunies, et c'est une dynamique nouvelle qui nous portera.
La Droite nationale doit inscrire son action dans une démarche résolument conquérante a vocation majoritaire, ce qui ne doit pas nous mener à l’enfermement ni à l’autisme. Nous avons tout pour réussir : des femmes et des hommes qui, au-delà de l’éternel syndicat de défense des positions acquises, ont toujours placé l’intérêt national avant leur confort et leurs avantages personnels ; un corps de doctrine fondé sur le bon sens et les lois naturelles, ce qui n’exclut ni le pragmatisme ni la prise en compte des évolutions inévitables ; une foi qui nous habite en cette France dont nous savons qu’elle est aussi un principe spirituel ; un courant de sympathie à notre égard qui se développe dans les profondeurs du pays et qu’accompagne pour le renforcer un glissement de plus en plus fort de la société vers nos positions ; des cadres formés et aguerris par des années de combat politique dans l’opposition ; des talents avérés où encore sous-exploités dont nous pouvons et pourrons être fiers.
Rassemblons nous, organisons nous, projetons nous dans une stratégie claire et offensive, affichons nos ambitions collectives et, n’ayez aucun doute, n’ayez aucune peur, l’avenir nous appartient.
Pour l’heure il nous faut, sur le terrain, par une action militante quotidienne et déterminée, loin de toute tentation mortifère et sans états d’âme, nous mobiliser pour ces Législatives. Les seules batailles perdues sont celles qu’on ne mène pas.
13:29 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : Jean-Marie Le Pen, Front national, Jean-François Touzé, Normandie, Le Havre
jeudi, 17 mai 2007
Législatives 2007 : Les candidats du Front national dans le secteur géographique du Havre
6e circ. : Alain Herlin
Cantons de : Bolbec, Gonfreville-l'Orcher, Le Havre III, Lillebonne, Saint-Romain-de-Colosc.
7e circ. : Françoise Vallin
Cantons de : Le Havre I, Le Havre II, Le Havre V, Le Havre VI, Le Havre VII.
8e circ. : Jean-François Touzé
Cantons de : Le Havre IV, Le Havre VIII, Le Havre IX, Le Havre X.
9e circ. : Yves Robert
Cantons de : Criquetot-l'Esneval, Fauville-en-Caux, Fécamp, Goderville, Montivilliers, Valmont.
Elire les 10 & 17 juin prochains
un député FRONT NATIONAL, c'est :
- Faire entendre enfin, haut et fort, votre voix au Parlement
- S’offrir une garantie et une certitude qu’un minimum de promesses faites par Sarkozy pourra être tenu
- Pouvoir compter sur un homme déterminé, volontaire et engagé qui pourra lutter efficacement contre l’insécurité, l’immigration, les délocalisations, les dérives européistes et les injustices sociales
- Défendre les intérêts de la France et des Français d’abord
17:10 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Jean-Marie Le Pen, Front national, Normandie, Jean-François Touzé, Le Havre
